Auto-entrepreneur
Les avantages et inconvénients du statut Auto-Entrepreneur

Le statut Auto-Entrepreneur : avantages et inconvénients

 

Vous avez une idée de création d’entreprise ? Vous désirez lancer un business en ligne ? Ou vous avez tout simplement trouvé une idée pour gagner de l’argent ? Avant de vous lancer en tant qu’indépendant, il est important de connaitre les différentes formalités qui sont nécessaires pour pouvoir exercer votre activité en toute quiétude et en toute légalité.

Le statut auto-entrepreneur a été créé pour favoriser la création d’entreprise

Le statut auto-entrepreneur a été créé dans un but simple : favoriser la création d’entreprise en simplifiant au maximum les démarches, la gestion, la comptabilité, les déclarations et l’administratif ou encore l’imposition pour les auto-entrepreneurs.

Cependant, qui dit avantages dit également inconvénients. Nous vous présentons à travers cet article les avantages et les inconvénients du régime auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur) pour vous aider à savoir si ce statut est adapté à votre projet de création d’entreprise.

Les avantages du statut Auto-Entrepreneur

Les avantages du statut sont nombreux : démarches administratives simplifiées, comptabilité allégée, exonération de TVA, etc… Ils s’appliquent aussi bien à un business classique qu’à un business en ligne.

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1- Les démarches administratives simplifiées pour les Auto-Entrepreneurs

Le régime de l’auto-entreprise a eu pour objectif de créer un statut juridique aux démarches administratives simplifiées, et cela à toutes les étapes : que ce soit pour l’immatriculation, les modifications ou encore la radiation de l’auto-entreprise.

En effet, toutes les démarches administratives peuvent être réalisées en ligne, plus ou moins facilement et gratuitement.

Pour devenir auto-entrepreneur (ou encore immatriculer votre auto-entreprise comme on dit dans le jargon), les démarches sont relativement simples et les pièces à fournir sont limitées : il vous suffit de remplir un formulaire (cerfa P0) en ligne (pas forcément très simple, mais pas d’inquiétude, Mon-AutoEntreprise s’en charge pour vous ) et de joindre votre pièce d’identité ! Selon l’activité que vous allez exercer, quelques documents complémentaires vous seront également demandés (déclaration sur l’honneur de non-condamnation, justificatif de domicile, diplôme, etc.).

2- La comptabilité limitée des auto-entrepreneurs

Un auto-entrepreneur a des obligations comptables beaucoup plus souples comparées aux sociétés ou aux entreprises individuelles classiques. C’est pourquoi il n’est pas nécessaire (et aussi pas obligatoire !) de faire appel à un expert-comptable pour tenir sa comptabilité en micro-entreprise.

Concrètement, les auto-entrepreneurs ne doivent pas produire de comptes annuels (bilan, comptes de résultat, annexes, etc.). La seule obligation en matière de tenue de comptabilité est d’enregistrer de manière journalière et chronologiquement toutes les recettes dans un livre de recettes, qui doit faire apparaître certaines informations obligatoires (date de la vente, nom du client, méthode de règlement, etc.).

De nombreux auto-entrepreneurs travaillent seuls de chez eux. Notamment ceux qui ont décidés de lancer un business en ligne. Une comptabilité simplifiée vous aidera à concrétiser votre idée de création d’entreprise plus facilement. Du fait que cela vous permet de réduire votre charge de travail et les frais nécessaires au roulement de votre entreprise ou de votre business en ligne.

Si vous avez une activité de vente de marchandises, de fourniture de denrées alimentaires ou de fourniture de logement, vous devrez également tenir un registre annuel de vos achats.

Vous pourrez trouver un modèle de livre de recettes et de registre des achats ici.

 

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3- La franchise en base de TVA pour les auto-entrepreneurs

Toujours dans cette optique de simplification, les micro-entrepreneurs ne facturent pas de TVA à leurs clients en dessous des seuils de franchise en base. Ce qui veut dire que lorsque vous réalisez un chiffre d’affaires inférieur à 33 200 €/an en prestations de services ou inférieur à 82 800 €/an pour les activités de ventes de marchandises, vous n’aurez pas à faire de déclarations de TVA.

Cette exonération de TVA permet bien souvent aux auto-entrepreneurs de proposer des tarifs plus attractifs que leurs concurrents car ces derniers doivent majorer leurs prix de 20%. Cela constitue un réel avantage si vous avez décidé de réaliser votre idée de création d’entreprise dans le domaine de la vente ou s’il bien s’il s’agit d’un business en ligne.

Enfin, cela simplifie également la gestion de la trésorerie. En effet, vous n’avez pas à mettre de côté la TVA collectée pour la reverser à l’Etat.

L’exonération de TVA pour les auto-entrepreneurs (appelée régime de franchise en base de TVA) a donc 3 avantages :

  • Une simplification des démarches administratives et comptables (pas de déclaration de TVA à faire),
  • La possibilité de proposer des prix moins élevés que les concurrents (vous ne facturez pas de TVA, vous êtes donc potentiellement 20% moins cher qu’eux !),
  • Une gestion de trésorerie plus simple car vous n’avez pas à reverser à l’Etat la TVA collectée (vous ne collectez pas de TVA !).

4- Une méthode de calcul et de paiement des cotisations sociales simplifiée pour les auto-entrepreneurs

Là encore, l’objectif a été de simplifier au maximum pour les auto-entrepreneurs le calcul et le paiement de leurs cotisations sociales. Il a été mis en place un régime spécial pour les micro-entrepreneurs : le régime « micro social simplifié ».

Le principe est le suivant : l’auto-entrepreneur déclare chaque mois ou chaque trimestre son chiffre d’affaires et ses cotisations sociales sont calculées selon un pourcentage du chiffre d’affaires déclaré (en 2018 : 13,8% pour les activités de ventes de marchandises et 22% pour les activités de prestations de services).

Ainsi, si le chiffre d’affaires déclaré est nul, l’auto-entrepreneur n’aura aucunes cotisations sociales à régler. En effet, il n’existe pas de cotisations minimales en auto-entreprise ce qui constitue un réel avantage lorsque l’on se lance et que l’on n’est pas certain de générer rapidement du chiffre d’affaires.

Un autre avantage non négligeable, c’est que les cotisations sociales sont payées chaque mois (ou chaque trimestre) pour la période qui vient de s’écouler. La gestion de la trésorerie est donc simplifiée également.

On peut donc dire qu’il y a 3 avantages liés à cette méthode simplifiée de calcul et de paiement des cotisations sociales :

  • Un calcul clair et facile à anticiper (13,8% ou 22% du CA de la période précédente),
  • Pas de cotisations forfaitaires ou minimales : en cas d’absence de CA pour une période, aucunes cotisations à régler,
  • Et enfin, une gestion plus simple de la trésorerie.

 

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5- L’ACRE pour les auto-entrepreneurs

Chercher comment monter son entreprise sans argent ou avec un petit budget est le souci de nombreux auto-entrepreneur. Toute aide extérieur ou moyen pour réduire les charges est donc la bienvenue, notamment au lancement de votre entreprise ou de votre business en ligne. Une idée pour gagner de l’argent est essentiel pour lancer un business, mais pour vous faciliter la tâche, connaitre les différents moyen d’en économiser est indispensable, surtout si vous démarrez.

Un autre avantage à connaitre pour les auto-entrepreneurs est la possibilité de bénéficier de l’ACCRE pendant 3 années au lieu d’une année pour les autres entrepreneurs.

L’ACRE est une aide dont peuvent bénéficier tous les créateurs d’entreprises, quel que soit le statut, sous certaines conditions. Il s’agit d’une exonération partielle de cotisations sociales pendant 1 an pour les chefs d’entreprises individuelles ou dirigeants de sociétés et pendant 3 ans pour les micro-entrepreneurs.

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Concrètement, les auto-entrepreneurs qui bénéficient de l’ACRE se verront appliquer un taux réduit de cotisations sociales pendant les 3 premières années d’activités comme indiqué dans le tableau ci-dessous.

6- Le prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu pour les micro-entrepreneurs

Il s’agit d’une option exclusivement réservée aux micro-entrepreneurs. Cette option permet de déroger au régime classique d’imposition des revenus pour les auto-entrepreneurs.

Concrètement, chaque mois ou chaque trimestre, vous règlerez le montant de votre impôt sur le revenu en même temps que le paiement de vos cotisations sociales. Il est alors appliqué à votre chiffre d’affaires un pourcentage égal à :

  • 1% pour les activités commerciales (ventes de marchandises, fourniture de denrées alimentaires, fourniture de logement),
  • 1,7% pour les activités de prestations de services artisanales et commerciales,
  • 2,2% pour les activités libérales.

Si vous êtes imposable, il est fort probable que l’option pour le versement fiscal libératoire soit avantageuse et vous permette de diminuer le montant de votre impôt. En revanche, si vous n’êtes pas imposable, il ne faut pas opter pour le versement fiscal libératoire car cela vous conduirait à payer de l’impôt chaque mois ou trimestre alors que vous n’êtes en principe pas imposable.

Évidemment, si vous ne réalisez pas de chiffre d’affaires sur la période, vous n’aurez donc pas d’impôt à payer, le principe est le même que pour les cotisations sociales.

Cela simplifie également la gestion de la trésorerie puisque vous payez votre impôt au fur et à mesure des encaissements, chaque mois ou chaque trimestre.

Les avantages sont donc nombreux :

  • Un calcul simple et clair du montant de l’impôt à payer
  • Un impôt souvent plus faible que si vous étiez au régime classique (à condition d’être imposable !)
  • Une gestion plus fluide et plus simple de votre trésorerie

 

L’Ordre des Experts-Comptables a mis en place un simulateur qui vous permettra de vérifier s’il est intéressant ou non d’opter pour le versement fiscal libératoire dans votre situation.

 

7- La protection de la résidence principale de l’auto-entrepreneur

Comme cité précédemment, les auto-entrepreneurs choisissent souvent de travailler chez soi, notamment ceux qui ont choisi de démarrer un business en ligne. Faisant de leur domicile le siège social de leur entreprise.

Même si le patrimoine personnel et professionnel restent confondus pour les auto-entrepreneurs (sauf option pour le régime de l’EIRL), depuis la loi Macron de 2015, la résidence principale est protégée et ne peut plus faire l’objet d’une saisie pour rembourser les créanciers.

La possibilité d’utiliser votre domicile comme locaux ou siège social et également une réponse à la problématique « Comment monter son entreprise sans argent ou avec un petit budget ?« . Puisqu’elle vous épargnera l’achat ou la location de locaux. Facilitant grandement la concrétisation de votre idée de création d’entreprise.

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Les inconvénients du régime de l’auto-entreprise

Le statut connaît certaines limites, nous vous listons ici les principaux inconvénients du régime auto-entrepreneur. Tout comme les avantages, les inconvénients qui seront évoqués plus bas sont valable aussi bien pour un business classique que pour un business en ligne.

1- Un régime plafonné à un certain montant de chiffre d’affaires

Bien que les plafonds aient été fortement augmentés en 2018, ce plafonnement reste un des premiers inconvénients de ce régime. Les plafonds à respecter diffèrent selon la nature de l’activité :

  • 170 000 € pour les activités commerciales (ventes de marchandises, fourniture de denrées alimentaires, fourniture de logement)
  • 70 000 € pour les activités de prestations de services artisanales et commerciales et pour les activités libérales.

L’objectif est d’inciter les personnes qui génèrent des revenus importants avec leur micro-entreprise à opter pour un autre statut, souvent plus avantageux lorsque le chiffre d’affaires augmente. Un chiffre d’affaire en hausse de votre entreprise ou de votre business en ligne, implique donc de vous préparer à changer de statut. Mieux vaut anticiper et se renseigner les particularité des différents futurs statuts de votre entreprise ou de votre business en ligne passé un certain seuil d’activité.

2- Des charges non-déductibles pour les auto-entrepreneurs

Un autre inconvénient non négligeable de ce statut est de ne pas pouvoir déduire les frais professionnels.

En effet, contrairement aux autres formes juridiques, le régime de la micro-entreprise ne permet pas de déduire ses charges pour calculer le bénéfice réalisé par votre entreprise ou votre business en ligne. Ainsi, tous les frais engagés par l’auto-entrepreneur dans le cadre de son activité professionnelle ne peuvent être déduits du chiffre d’affaires (achats de fourniture, de marchandises, de matières premières, frais de déplacement, de restauration ou d’hébergement, etc.).

C’est l’administration fiscale qui se chargera d’appliquer un abattement forfaitaire correspondant aux frais professionnels. Cet abattement varie selon l’activité exercée :

  • 71% pour les activités commerciales (ventes de marchandises, fourniture de denrées alimentaires, fourniture de logement)
  • 50% pour les activités de prestations de services artisanales et commerciales
  • 34% pour les activités libérales.

3- L’impossibilité de récupérer la TVA sur les frais professionnels et sur les achats

De la même manière, lorsque vous ne dépassez pas les seuils de franchise en base de TVA, vous ne pouvez pas non plus demander le remboursement de la TVA à l’Etat sur vos frais professionnels et sur les achats réalisés pour l’activité.

4- L’impossibilité d’amortir vos investissements

Lorsqu’une entreprise classique achète du matériel ou un bien d’une valeur supérieure à 500€ HT (matériel informatique par exemple), elle a la possibilité d’amortir cet investissement. L’amortissement constitue une charge qui vient diminuer comptablement le bénéfice.

Un micro-entrepreneur ne réalise pas de bilan, et par conséquent, il ne peut pas procéder à l’amortissement de ses investissements.

5- L’affiliation à la Sécurité Sociale des Indépendants (anciennement RSI)

Le Régime Social des Indépendants (RSI) s’est transformé et est devenu le 1er janvier 2018, la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI).

Tous les auto-entrepreneurs, quelle que soit l’activité (business classique et business en ligne confondus), sont obligatoirement affiliés à la Sécurité Sociale des Indépendants (sauf cas particuliers comme par exemple un auto-entrepreneur qui conserve une activité salariée).

Or, ce régime a longtemps connu des difficultés notamment au niveau de sa gestion interne qui ont pénalisés les entrepreneurs (délai de remboursement très longs, erreurs dans le calcul des cotisations dues, etc.).

Cependant, il faut souligner qu’il y a eu depuis 2 ans de belles améliorations et la qualité des services a nettement augmenté.

6- Les difficultés diverses que rencontrent les auto-entrepreneurs

Il y a certains inconvénients qui sont indirectement liés à ce statut :

  • La difficulté pour les auto-entrepreneurs à revendre leur micro-entreprise lorsqu’ils souhaitent arrêter l’activité (et ce en raison de l’absence de bilan permettant au repreneur d’analyser la rentabilité de l’activité).
  • La réticence des banques à octroyer des prêts bancaires aux auto-entrepreneurs, que ce soit dans le cadre professionnel ou personnel.
  • La difficulté pour les activités dont le marché est essentiellement en BtoB (entre professionnels) car les clients professionnels ne pourront pas récupérer la TVA sur les ventes ou prestations des auto-entrepreneurs.
  • Le manque de confiance que peuvent avoir certains partenaires ou donneurs d’ordre vis-à-vis des auto-entrepreneurs.

Conclusion sur les avantages et inconvénients du statut Auto-Entrepreneur

Ce régime comprend de nombreux avantages, mais il connaît également des inconvénients qui peuvent être rédhibitoires selon l’activité que vous envisagez d’exercer.

En effet, la micro-entreprise est particulièrement adaptée aux activités :

  • Qui ne nécessitent pas ou peu d’investissements initiaux (achats de véhicule, d’outillage important, etc.).
  • Qui n’engendrent pas ou peu de frais pour réaliser le chiffre d’affaires (déplacements, achats de marchandises ou de matières premières, sous-traitance, etc.).
  • Qui peuvent se réaliser à domicile ou au domicile des clients (pour éviter d’avoir des frais liés au local professionnel comme le loyer ou les charges d’eau et d’électricité).
  • Pour lesquelles le fait de ne pas pouvoir récupérer la TVA sur les frais et achats n’est pas problématique.
  • Dont le chiffre d’affaires restera en dessous des seuils annoncés plus haut dans l’article.

En revanche, ce statut n’est pas vraiment adapté aux activités :

  • Nécessitant l’embauche de salariés.
  • Pour lesquels les frais et/ou achats vont être relativement importants.
  • Qui ont vocation à se développer rapidement risquant ainsi de dépasser les seuils.

Alors, ce statut est-il adapté à votre idée de création d’entreprise ? Si vous avez des doutes ou si vous souhaitez vous lancer, prenez contact avec les experts de Mon-AutoEntreprise !

Cet article a été rédigé par Thomas VERMEULE, cofondateur de mon-autoentreprise.fr, le site internet qui simplifie le quotidien des Auto-Entrepreneurs.

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